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1er juillet 2009

EVS, AVS : lu dans Libé, le Monde, les Echos

Ces élèves handicapés priés de changer d’accompagnant

Libération du 01 juillet 2009

Quelque 5.000 auxiliaires de vie, s’occupant d’enfants porteurs de handicap à l’école, arrivent en fin de contrat cette année. Ils seront remplacés par des nouveaux, sans expérience, ni formation.

Le sentiment d’un énorme gâchis. D’ici décembre, quelque 5.000 auxiliaires de vie scolaire s’occupant des enfants porteurs de handicap à l’école seront remplacés. Embauchés en contractuels par l’Education nationale, les premiers accompagnants recrutés en 2003 arrivent à la fin de leur contrat.

« C’est vraiment dommage… D’abord pour ces collègues expérimentés qui aiment leur boulot et qui vont se retrouver au chômage. Mais c’est triste aussi pour tous ces enfants qui vont devoir s’habituer à un nouvel accompagnant pas forcément formé », soupire Véronique Boyrie, secrétaire générale de l’association des accompagnants de vie scolaire, l’Unaïsse, créée il y a deux ans.

Au-delà de la précarité des statuts, l’association réclame la reconnaissance du métier d’accompagnant, avec « une vraie formation adaptée aux besoins spécifiques de ces enfants », poursuit Véronique Boyrie. « Aujourd’hui, avec ces statuts précaires, on se retrouve auxiliaire un peu comme ça, sans réelle formation (60 heures au total). Je me suis par exemple retrouvée le jour de la rentrée à devoir m’occuper d’une petite fille qui avait un retard global sans être informée à l’avance. Il a fallu que je m’adapte, que je recherche des informations par moi-même pour savoir comment m’y prendre avec elle. En pratique, on fait de notre mieux et la plupart du temps, ça se passe bien... »

Donner les moyens à la loi sur le handicap

Aujourd’hui, on estime à près de 25.000 le nombre d’auxiliaires de vie scolaire, pour beaucoup recrutés dans la foulée de la loi sur le handicap de février 2005 qui permet à tout enfant handicapé d’être scolarisé dans l’école de son quartier. « Il faut donner les moyens à cette loi en créant le métier d’accompagnant », martèle la responsable de l’association. « Au départ, quand le ministère de l’Education nationale a décidé en 2003 de prendre en charge ces emplois d’accompagnants (jusqu’ici gérés par les associations), il pensait les confier à des étudiants ».

Mais, dans la réalité, la situation est tout autre. Une récente étude de l’Unaïsse montre que la moyenne d’âge des auxiliaires, des femmes en grande majorité, est de 35 ans. Pourquoi ? D’abord parce que les horaires où l’enfant a besoin d’une auxiliaire ne coïncide pas forcément aux disponibilités d’un étudiant. Ensuite, parce que les étudiants ne sont pas dans des petites villes ou villages...

La précarité de ces emplois est aussi liée au temps partiel, inhérent à ce poste. Exemple : 21 heures par semaine en classe avec l’élève, payées 540 euros par mois. « Du coup, on se retrouve avec un turn over de 25% dans de nombreuses régions », regrette Gilles Paumier, de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap. Voici sa solution, qu’il défend bec et ongles : « Il faut que ce métier d’auxiliaire dépasse le cadre de l’Education nationale. On pourrait très bien envisager que l’aide se poursuive le soir à la maison… Et comme ça on aurait des emplois à temps plein ! »

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30 000 postes d’emplois aidés dans l’éducation non renouvelés

LEMONDE.FR avec AP et AFP | 30.06.09 | 10h54 • Mis à jour le 30.06.09 | 12h41

Retour à la case chômage pour 30 000 personnes qui occupaient un poste d’emploi aidé. "Vendredi dernier [19 juin], mon téléphone sonne. Je décroche, c’est une employée de l’Académie : ’Vous faites partie des personnes dont le contrat se termine le 30 juin. Vous ne serez pas renouvelée’", raconte Céline Benslim, assistante de direction en emploi vie scolaire (EVS) à l’école élémentaire Michelet de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) depuis trente-quatre mois. "Mes trois années d’investissement n’ont servi à rien. Je retourne à Pôle emploi. On nous jette comme des papiers, on nous abandonne."

Le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon (PS), a qualifié, lundi 29 juin, de "plus grand plan social de la crise" la suppression de 30 000 postes d’auxiliaires et d’emplois de vie scolaire. "C’est le plus grand plan social depuis le début de la crise, initié par l’Etat lui-même", déclare M. Huchon. Il ajoute que le gouvernement fait subir une "double peine" à ces personnels qui, "après avoir attendu en vain la professionnalisation et la pérennisation de ces emplois, […] se voient aujourd’hui offrir comme seule issue le chômage". M. Huchon "demande que ces personnels puissent poursuivre leur mission, seule solution humaine, tant vis-à-vis des enfants qu’ils accompagnent que des agents concernés".

Une délégation syndicale a prévu de remettre mardi 30 juin à 11 heures à l’Elysée une pétition signée par 100 000 personnes demandant le prolongement des contrats de ces EVS.

"MESURES D’URGENCE"

Ces EVS ont été embauchés en 2006 pour faire de l’encadrement, via notamment les contrats aidés mis en œuvre par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la cohésion sociale, et destinés aux allocataires du RMI et aux chômeurs en fin de droits percevant l’allocation spécifique de solidarité.

Les contrats EVS, payés au smic horaire, sont renouvelables mais ne doivent pas excéder trois ans, raison pour laquelle environ 30 000 employés de vie scolaire sur 42 500 au total seront en fin de contrat en juin, d’après les syndicats d’enseignants. Ils demandent au nouveau ministre de l’éducation, Luc Chatel, de rechercher à court terme des "mesures d’urgence" pour ces personnels précaires dont le travail est "reconnu et apprécié", et souhaitent que les EVS soient pérennisés à terme.

Jusqu’à présent le ministère a toujours répondu qu’ils n’avaient pas vocation à être pérennisés et que d’autres personnes bénéficieront à la place de ce dispositif proche de l’insertion.

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Luc Chatel défend le renouvellement des emplois de vie scolaire

[ 01/07/09 ]

Première semaine rue de Grenelle et... premier dossier brûlant sur le bureau du nouveau ministre de l’Education, Luc Chatel. Remontés après l’annonce de 16.000 suppressions de postes au budget 2010, la gauche et les syndicats d’enseignants ont enfourché un nouveau cheval de bataille : le sort réservé aux 34.000 emplois de vie scolaire (EVS et AVS) dont le contrat s’est achevé hier. Le président PS du Conseil régional d’Ile-de-France Jean-Paul Huchon a dénoncé « le plus grand plan social depuis le début de la crise, initié par l’Etat lui-même ». Quant aux syndicats, pétitions en main, ils devaient mettre le sujet sur la table lors de leur rencontre avec Luc Chatel, hier. « Nous attendons un signe d’apaisement d’autant qu’il y a de nombreux sujets de conflits : rythmes scolaires, suppressions de postes, formation des maîtres... », plaide Gilles Moindrot, secrétaire national du SNUipp-FSU. Sans aller jusqu’à réclamer leur titularisation, les syndicats souhaitent que le ministère « pérennise quelques années » les contrats de ces personnels créés en 2006 dans le cadre du plan Borloo pour seconder les directeurs d’école et aider les élèves handicapés. Embauchés à mi-temps sur des contrats aidés de deux ou trois ans renouvelables une fois, les EVS, présentaient un profil atypique pour l’Education nationale - RMIstes, handicapés... Ils sont devenus au fil des ans « opérationnels », et les enseignants rechignent à changer de recrue. Volonté d’apaisement

Hier, devant l’Assemblée, Luc Chatel s’est employé à distiller un message ferme mais apaisant. « Ces emplois étaient des CDD de trois ans renouvelable une fois (...), les choses étaient claires depuis le début », a-t-il affirmé, précisant toutefois que « 18.000 des 34.000 » contrats - ceux qui peuvent légalement l’être - seraient « renouvelés ». Il a aussi rappelé que si les personnels partent, les contrats, eux, demeurent : « Il y aura toujours autant d’AVS à la rentrée », a-t-il promis. L’Education nationale a d’ailleurs commencé une nouvelle vague de recrutements.

L. A., Les Echos

 

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