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20 septembre 2009

Stages dans les classes pour les étudiants en master : bien loin d’une vraie formation professionnelle, plus de précarité dans les écoles...

Dans le cadre de la réforme dite de masterisation, le ministère prévoit dès cette année, et alors que la réforme n’est toujours pas bouclée définitivement, que les étudiants en master puissent suivre des stages d’observation, de pratique accompagnée et en responsabilité.

La mise en place de ce dispositif, outre qu’elle montre les limites de la volonté de dialogue affiché par le ministère, ne saurait répondre à nos attentes concernant une formation professionnelle ambitieuse des enseignants. A terme ces stages de 108 h maxi (rémunérés 3000 euros), sont sensés de fait, remplacer l’ensemble du dispositif de formation professionnelle accompagnée qui était en vigueur jsuqu’alors à l’IUFM durant l’année de stagiaire PE2 et celle de PE1, et avant la prise de classe en responsabilité : soit le stage d’observation, le stage filé de 36 j sur l’année, les deux stages en responsabilité de 3 semaines, les stages de pratique accompagnée de 15 j.

50 000 stages de chacun des deux types (obs et PA, responsabilité) seraient débloqués, et prévus pour 100 000 étudiants. Le texte concernant ces stages est le suivant : "dans le 1er degré, ils pourront être utilisés pour remplacer des enseignants en formation continue" mais plus grave encore, dans certains départements, ces nouveaux stagiaires sont sur le point d’être recrutés pour assurer sur une demi-année, les décharges de direction des écoles de 4 classes (deux stagiaires, pour une année complète sur une école) et plus loin dans le texte : "l’étudiant assure la conduite d’activités sous le contrôle de l’enseignant référent désigné"

De quel enseignant référent s’agit-il ? Qui désigne ces référents ? Selon quels critères ? Quelle formation est demandée pour pouvoir exercer ce rôle ? Une décharge est-elle prévue pour assurer ces missions ? Et les PEMF dans tout cela ?

Toutes ces questions posent deux problèmes majeurs :

1- celui des enjeux de la formation face aux défis de l’Ecole Publique, de la validité d’un nouveau dispositif destiné à remplacer une année déjà bien courte de formation professionnelle rémunérée en tant que fonctionnaire stagiaire.

2- celui du fonctionnement des écoles : peut-on confier une classe en responsabilité à un étudiant avant le concours (pour mémoire, actuellement seuls les PE2, fonctionnaires stagiaires se voient confier des classes).

Pour le SNUipp : la formation professionnelle initiale ne saurait se réduire ainsi si elle doit permettre aux nouveaux collègues d’appréhender toutes les facettes et la complexité d’un métier en permanente évolution.

Le SNuipp s’opposera à l’utilisation des étudiants inscrits au concours de recrutement de professeurs des écoles comme moyen d’enseignement servant à compenser les insuffisances de postes budgétaires (compensation des décharges de direction d’école, remplacements de maîtres absents,...)

Le SNUipp rappelle son opposition à la réforme prévue et continue de demander sa totale remise à plat. Il continue de dénoncer la suppression de 7 000 emplois de stagiaires.

 

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