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18 octobre 2010

CDEN du 18 octobre : boycott ! CTPD du 21 octobre : boycott !

Déclaration FSU, UNSA, FCPE

CDEN du 18 octobre 2010

Voilà maintenant plusieurs mois que le Président de la République et le gouvernement ont lancé une réforme injuste et inefficace dont l’objectif réel est de faire baisser le niveau des retraites et de pousser les salariés à cotiser aux fonds de pension. Adoptée à l’Assemblée Nationale au mépris de la démocratie la plus élémentaire, sans négociation avec les représentants des salariés, ce texte est maintenant examiné au Sénat avec, là encore, une attitude peu respectueuse de la démocratie en faisant passer en priorité deux articles essentiels du projet de loi mettant un terme à la retraite à 60 ans. Alors que des millions de personnes manifestent depuis des semaines et sont en grève dans tout le pays pour contester le cœur même de cette réforme, alors que plus de 70 % de nos concitoyens rejettent cette réforme, son examen se poursuit comme si de rien n’était. Le gouvernement refuse d’entendre cette contestation. Il n’ouvre aucune discussion avec les syndicats pour rechercher d’autres pistes de financements et maintenir l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans. Il persiste dans son attitude méprisante à l’égard des organisations syndicales et des millions de salariés qu’elles représentent aujourd’hui massivement mobilisés.

Par ailleurs, Luc Chatel, porte parole du gouvernement et ministre de l’Education Nationale, a tenu des propos consternants et inacceptables en tentant d’opposer la jeunesse qui est aujourd’hui dans la rue, à leurs parents mais aussi à leurs grands parents dont ils devraient financer leurs retraites si ce projet de réforme n’était pas adopté. Dans tous les domaines, le gouvernement cherche à diviser, à monter les citoyens les uns contre les autres, mais l’ampleur de la mobilisation montre qu’il n’y parvient pas. Les citoyens français revendiquent au contraire une société plus solidaire et moins injuste.

Aujourd’hui les lycéens aussi apportent eux aussi une réponse claire en étant de plus en plus nombreux à manifester de manière très responsable, comme cela a été le cas ces derniers jours dans le département.. Contrairement à ce que prévoyait le gouvernement, les jeunes se sentent totalement concernés par cette réforme et la rejettent à la fois parce qu’ils refusent les injustices qu’elle contient, mais aussi parce qu’ils se rendent compte que jamais ils ne pourraient avoir de retraite digne de ce nom, même en travaillant plus longtemps. Ils sont également conscients des effets négatifs du report à 62 ans de l’âge légal sur leur accès à l’emploi, alors qu’ils sont particulièrement victimes du chômage et de la précarité.

Par notre refus de participer à ce CDEN, nous voulons également dénoncer le budget 2011 de régression qui se prépare pour les Services Publics et en particulier pour l’Education. Les milliers de suppressions de postes et les réductions drastiques de crédits vont asphyxier un peu plus l’Ecole Publique, sans compter avec les conséquences du gel annoncé des dotations aux collectivités dont les effets seront immédiats et importants sur les écoles et établissements. Alors que tous les rapports (cour des comptes, Inspection Générale de l’Education Nationale) s’inquiètent du manque de moyens consacrés à notre système éducatif par rapports aux autres pays européens et nous confortent dans nos analyses, là encore le gouvernement fait la sourde oreille et affiche un mépris souverain.

Dans ce contexte, les propos du préfet rapportés par la presse lors de l’inauguration de l’école publique de Mazères-Lezons au mois de septembre ne sont pas acceptables. Représentant un gouvernement qui asphyxie les services publics, il dénigre le travail de plus en plus difficile des enseignants en prétendant que l’Éducation nationale aurait un « coût élevé » avec des résultats qui seraient « loin d’être à la hauteur de l’effort consenti ». C’est la marque d’un mépris certain et d’une volonté affichée de remplacer le service public garant de l’égalité tant économique que territoriale par des officines privées.

Ces propos sont d’autant plus scandaleux que par ailleurs le même représentant du gouvernement, quelques jours plus tard, a dépensé les deniers de l’Etat qu’il considère précieusement en payant un huissier pour effectuer un comptage des manifestants effectué par ailleurs par les fonctionnaires de police.

Dans un tel contexte, nous, représentants des organisations syndicales FSU, UNSA Education des personnels de l’Education Nationale, représentants des parents d’élèves FCPE, élus, avons décidé de ne pas participer à la réunion de ce CDEN. Notre place est aux côtés de celles et ceux qui se battent aujourd’hui pour exiger le maintien de la retraite à 60 ans et demain pour le maintien et l’amélioration des Services Publics. Les financements existent pour peu qu’on mette à contribution les hauts revenus et ceux du patrimoine et que l’on se donne les moyens d’une réelle politique de l’emploi. C’est une question de justice et un véritable choix de société.

Déclaration au CTPD du 21 octobre

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Boycott du Comité Technique Paritaire

 

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