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7 décembre 2006

Quel avenir pour les IUFM ? transfert aux universités et cahier des charges

réunion syndicale FSU le mercredi 13 décembre à 11 heures à l’IUFM de Pau

FSU 64

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Quel avenir pour les IUFM ?

*

-Intégration des IUFM à l’Université
- Cahier des charges des formations

De profondes modifications sont à l’ordre du jour dans la formation des enseignants. Suite à la loi Fillon sur l’éducation, plusieurs mesures avaient été annoncées par le ministère. Certaines sont déjà concrétisées (stages filés PE2...), d’autres sont imminentes :

- Sept IUFM sont en voie d’être intégrés dès janvier 2007 dans l’université, dans la précipitation et l’opacité la plus totale : Créteil,Aix-Marseille, La Réunion, Limoges, Reims, Versailles, Grenoble.
- Le ministre de l’éducation nationale vient de rendre public “ son ” projet de cahier des charges des IUFM. 

Il y a urgence à s’informer, débattre, agir...

REUNION D’INFORMATION SYNDICALE

Mercredi 13 décembre 2006 à 11 heures,

dansl’amphithéâtre de l’IUFM.

Réunion ouverte à tous : Formateurs, étudiants, stagiaires, personnels de l’IUFM En créant les IUFM en 1990, la loi élevait et unifiait le niveau de recrutement des enseignants des premier et second degrés à Bac +3. Elle choisissait de regrouper dans un même lieu, spécifique dans l’Université, toutes les formations d’enseignants, jusqu’alors éclatées entre Ecoles Normales d’Instituteurs, CPR, ENNA,... Ce fut une étape importante. Quinze ans après, pour permettre une nouvelle amélioration des formations et une élévation du niveau de qualification, permettre une meilleure liaison avec la recherche et développer des équipes de recherche et la formation de formateurs, il est nécessaire d’aller plus loin dans les relations avec l’Université. Mais pour cela, trois éléments sont incontournables :

· Un « cahier des charges » doit contenir des exigences nationales concernant les contenus de formation et le cadrage horaire. · Les structures d’intégration à l’université doivent garantir l’unité des formations sur l’ensemble du territoire : il ne peut y avoir autant de choix d’intégration que d’IUFM en France. · Enfin, une reconnaissance universitaire devrait, à terme, conduire les formations des enseignants au niveau master. Intégration des IUFM à l’université : inégalités et précipitation... Les conditions de l’intégration sont déjà sources de disparités et de dysfonctionnements. Elles ne permettent pas d’assurer l’intégration dans de bonnes conditions à la date du 1er janvier 2007. Sans cadrage national, chaque université va intégrer l’IUFM comme bon lui semble. C’est, à terme, un éclatement du système national de formation des enseignants ! Peut-on, par exemple, penser que des ECTS soient donnés pour telle partie de la formation dans une université et pas dans une autre. La qualification des enseignants formés dépendrait du lieu de formation ! Si les moyens propres, en personnels (enseignants-formateurs, enseignants-chercheurs et BIATOSS) et en financements ne sont pas fléchés, la formation risque bien de se retrouver réduite à la portion congrue au sein de l’Université.

- L’IUFM doit être doté de moyens propres en personnels, budgets, locaux.
- L’institut doit se décliner en services centraux et sites de formation déterminés par le conseil de l’IUFM en fonction des besoins de formation.
- Les services administratifs et techniques doivent être maintenus pour continuer à gérer les particularités des missions de l’IUFM indispensables à son fonctionnement (services financiers, scolarité, ressources humaines, informatique, restauration) et assurer l’ensemble des missions liées aux besoins des usagers. Cahier des charges des formations : un projet réducteur Le ministre de l’éducation nationale vient de rendre public “ son ” projet de cahier des charges des IUFM, sans concertation. Ce projet, guidé essentiellement par la réduction des coûts, s’inscrit étroitement dans la logique de renoncement qui structure la loi Fillon et son socle commun. A l’heure de l’intégration des IUFM dans l’université, ce cahier des charges est moins universitaire que jamais ! La recherche en est quasiment absente, le mémoire a disparu, l’obtention d’un master n’est plus en perspective alors qu’il est une référence européenne pour le métier d’enseignant. Ce cahier des charges ne donne pas de cadre national suffisant aux contenus de formation. L’arrêté ne cadre que la durée des stages et pas celle de la formation qui est renvoyée en annexe. Le rapport entre théorie et pratique est déséquilibré. L’augmentation du temps des stages sur le terrain se traduit par une réduction du temps de formation en IUFM avant titularisation. Le ministre reconnaît la nécessité de prolonger la formation les deux premières années d’enseignement mais sans en garantir les moyens et on reste loin d’un véritable accompagnement à l’entrée dans le métier. Les stagiaires sont toujours plus utilisés comme « moyens d’enseignement ». Le maintien des néo-titulaires du second degré sur leur académie de stage, loin d’améliorer la situation, fait courir le risque de plus d’instabilité, d’un blocage des mutations et d’un déséquilibre de la carte des formations. Sans cadrage national de la formation, avec la généralisation de formateurs à temps partagé et une évaluation des plans de formation reposant sur des critères opaques, les IUFM seront fragilisés. Pour la FSU , le cadrage national passe d’abord par l’élaboration d’un cahier des charges ambitieux et négocié, qui définisse les modalités et contenus de formation. Le cahier des charges doit préciser notamment l’articulation entre la pratique et la théorie dans la formation et intégrer une activité réflexive, la pré-professionnalisation, la place des concours, les volumes horaires, l’organisation des stages, les modalités d’évaluation des formations.

 

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