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21 décembre 2006

IUFM : cahiers des charges et intégration aux universités

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Cahiers des charges et intégration des IUFM aux universités

CSE du 14 décembre : l’ensemble des syndicats de la FSU a voté contre le cahier des charges national de la formation des maîtres. Le cahier des charges national de la formation des enseignants, dont la dernière version, non encore définitive, se trouve dans l’intranet, a été présenté jeudi 14 décembre au CSE (Conseil Supérieur de l’Education).

Des négociations dans l’urgence en vue de l’intégration de 6 IUFM aux universités en janvier 2007 Rédigé en 4 semaines à l’issue des recommandations du HCE (31 octobre), le cahier des charges a fait l’objet, en quelques jours, d’un certain nombre de modifications suite aux échanges entre le ministère, les organisations syndicales et les autres partenaires (CDIUFM notamment).

L’urgence dans laquelle se sont tenues les négociations est liée à la volonté du ministère d’accélérer le processus d’intégration des IUFM aux Universités. Le CNESER s’est prononcé (12 pour, 1 contre, 19 NPPV dont SNESUP, CGT et UNEF) le 19 décembre sur les décrets concernant les IUFM d’Aix-Marseille et de Versailles, pour une intégration en janvier 2007.

A l’arrivée, en dépit de quelques améliorations, le vote du CSE marque les désaccords sur l’orientation générale fixée pour la formation des enseignants (voir circulaire aux sections).

Résultats du vote du CSE :

Pour : 17 Contre : 23 Abstention : 15 Refus de vote : 3

Le SNUipp et l’ensemble des syndicats de la FSU ont voté contre. Le SGEN-CFDT a refusé le vote. Le SE-UNSA s’est abstenu.

Selon le ministère, le cahier des charges suit 4 grands axes :

1. Une formation plus concrète, en prise avec la réalité du métier, sur le principe de l’alternance : des modules de préprofessionnalisation dès la licence, avec stages d’observation obligatoires, l’allongement de la durée du stage en responsabilité en 2ème année (déjà opérée cette année pour les PE2 avec le stage filé). 2. Une formation plus ouverte sur le monde : un stage en entreprise de 3 semaines, obligatoire. 3. La construction d’un véritable parcours de formation professionnelle : en amont du concours, un cursus universitaire préprofessionnalisant et en aval, une entrée progressive dans le métier (4 semaines de retour en formation en T1, 2 semaines en T2), amorçant une formation continue qui devrait à terme devenir obligatoire. 4. Dans un contexte où progresse la culture de l’évaluation : Un référentiel de 10 compétences, déclinées en « connaissances, capacités et attitudes », doit servir de base à l’évaluation des enseignants, en formation initiale, mais aussi par la suite. Une Agence de l’Evaluation évalue les cursus et la qualité de la recherche. Une commission évalue les plans de formation des universités pour attester de leur conformité.

Parmi les points que nous avons pu faire évoluer :
  l’année de préparation aux concours a été rétablie dans le texte alors qu’elle était absente dans sa première version.
  de même pour la place des formateurs premier degré (IPEMF) dans la formation, inexistante au départ, celle-ci est spécifiée pour l’évaluation des stagiaires.
  le rôle des directeurs dans l’accueil des stagiaires et des nouveaux titulaires est mieux défini que précédemment : ils n’ont pas de rôle dans l’évaluation des stagiaires.

Mais pour le SNUipp, ce cahier des charges ne correspond pas aux enjeux actuels. C’est une occasion manquée de voir s’améliorer la qualité de la formation :

1. Une logique dommageable de réduction des coûts. 2. L’absence de cadrage dénoncé tant au sujet de la recherche, que de la définition des contenus de formation, est systématiquement expliqué par l’autonomie des universités quant aux modalités à mettre en œuvre. Cette volonté de laisser chaque université gérer le volume d’heures de formation (dans le cadre des 400 heures en PE2 et des 50 heures en T1/T2), les modalités de validation (l’absence du mémoire) et l’attribution des ECTS (crédits de formation validant les modules universitaires), crée beaucoup d’incertitudes sur l’équité des formations au niveau national. 3. Les indications du cahier des charges concernant les ECTS ne permettent pas dé boucher sur la délivrance d’un master. 4. Le SNUipp regrette que l’alternance mise en avant ici masque en réalité une rupture entre une formation disciplinaire avant le concours et sur le terrain ensuite. Même s’il ne semble pas question pour l’heure de revenir sur le CRPE, l’accent mis sur l’acquisition disciplinaire avant le concours ne va pas dans le sens d’une progressivité. De plus, l’augmentation du temps passé sur le terrain en PE2 n’est pas compensée par un temps sensiblement plus long de retour en formation pendant les deux premières années (T1 et T2) par rapport à ce qui était prévu par le cahier des charges de 2002 et aucun moyen ne garantit que les nouveaux titulaires bénéficient réellement de ce droit, ni que la formation continue n’en soit pas encore plus réduite.

A propos de l’intégration des IUFM aux universités : Le ministre a donné l’assurance qu’« aucune remise en cause de l’existence des sites » départementaux n’aura lieu. Il a reconnu la nécessité d’un noyau stable de formateurs dans les IUFM, « c’est une notion importante, il faut un amendement sur cette possibilité, c’est un élément stabilisateur ». il envisage que les stagiaires reçoivent une formation avant le début du stage en responsabilité.

 

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