www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 64 - Pyrénées-Atlantiques

Navigation

Vous êtes actuellement : Dossiers  / Carte scolaire  

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
26 janvier 2007

CTPD du 26 janvier 2007 : déclaration unitaire

FSU, CGT Education, SGEN-Cfdt, UNSA-Education

CTPD du 26 janvier 2007

CGT Education FSU SGEN-CFDT UNSA-Education

NON au renoncement de la réussite de tous les élèves NON à la casse du Service Public d’Education

Campagnes d’opinion de discrédit des enseignants, autoritarisme et caporalisme à tous les niveaux avec comme unique mode de dialogue social les sanctions, décrets et circulaires passés en force ont dessiné une politique extrêmement rétrograde, aggravée par une très sévère régression budgétaire (budget, ISSR...).

Les exemples viennent de haut et leur application dans notre département est intolérable. Les directeurs et directrices qui assurent au quotidien toutes leurs tâches, les enseignants qui malgré des conditions de travail de plus en plus difficiles se battent pour faire réussir leurs élèves l’ont dit ici même à plusieurs reprise, le montrent chaque fois qu’ils résistent à une accélération de la politique de casse du Service Public d’Education Nationale : moins d’emplois, plus de précarité, un socle commun réduit mais aussi les polémiques obscurantistes sur la lecture, la grammaire, le calcul ou la volonté d’éjecter vite vers l’apprentissage les collégiens en difficulté dessinent clairement un renoncement éducatif majeur . Les annonces ministérielles, les décisions concernant la formation, remettent en cause la conception même d’un métier, celui d’un enseignant concepteur de ses pratiques, maîtrisant leur mise en œuvre. Cela est décliné circulaire après circulaire, au profit de simples exécutants de directives ministérielles. Les graves restrictions qui ont été imposées sur le droit d’information syndicale dans ce département pour tous les personnels, qu’ils soient titulaires ou précaires, sont un autre signe inquiétant d’une volonté d’entraver la défense des conditions de travail des personnels et des conditions d’étude des élèves.

Ces attaques s’inscrivent également dans un renoncement à l’égalité sur le territoire, au rôle régulateur de l’Etat : substitution du pouvoir des collectivités territoriales à celui de l’Etat. Délégation de compétences et de décisions aux collectivités territoriales. Renforcement des moyens du privé. Réduction des moyens du service public.

7 000 suppressions d’emplois dans le secteur de l’éducation dont 5500 dans le seul second degré, avec notamment la remise en cause des charges statutaires du décret de 1950. C’est la même logique de globalisation, de mutualisation des moyens, de mise en concurrence des établissements, qui sous-tend le projet de décret EPEP visant à mettre les écoles sous la tutelle des collectivités territoriales et à récupérer à terme, notamment en milieu rural, des postes d’enseignants par globalisation des effectifs.

L’insuffisance des créations de postes dans le premier degré se traduit depuis 2003, au rythme d’une création de poste pour 45 élèves en plus, par une dégradation importante des conditions de scolarisation. Dans le même temps, 300 postes d’intervenants en langue sont supprimés. En moins de 10 ans, le taux de scolarisation des élèves de moins de trois ans a chuté de 38 à 21 %, 1600 écoles ont été intégrées dans le dispositif « ambition réussite » sans aucun poste supplémentaire, les professeurs d’école en formation initiale sont comptabilisés comme des moyen d’enseignement, alors qu’il aurait fallu créer 1700 postes pour décharger les écoles à 4 classes sans recourir à cette substitution. Les nouvelles modalités de versement de l’ISSR annoncées pour la rentrée 2007 vont affaiblir le dispositif de remplacement des maîtres absents ou en formation continue, déjà fortement dégradé. Avec 20 000 nouveaux recrutements d’EVS annoncés, le recours à des emplois de plus en plus précaires, le recrutement de personnels sans formation ni avenir devient la norme, sans pour autant répondre de manière satisfaisante et pérenne aux besoins des écoles et des élèves.

Sous le postulat rectoral captieux de « solidarité », le département des Pyrénées-Atlantiques se voit retirer encore 7 postes malgré une nouvelle hausse démographique. Les documents préparatoires à cette carte scolaire prévoient une nouvelle saignée pour les écoles de ce département : 65,5 postes récupérés par des fermetures et seulement 37,5 consacrés à des ouvertures, dont 15 postes récupérés en maternelle pour seulement une ouverture, 17 en élémentaire et primaire... Au total, plus de dix écoles auraient des taux d’encadrement supérieurs à 25 élèves par classe après fermeture. Le solde des ouvertures/fermetures dans les écoles bilingues est, pour la troisième année consécutive, globalement négatif, l’effort consenti pour le maintien ou le développement de sections bilingues donnant lieu à une très forte récupération de postes de français. La mise en place de la loi sur le handicap se fait pour les écoles sans moyens autres que des emplois précaires. Même l’augmentation nécessaire des enseignants référents se paie sur d’autres postes de l’ASH, RASED et CMPP !

Pour toutes ces raisons, les fédérations CGT Education, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education appellent les personnels de l’Éducation et de la Recherche publique à faire grève le 8 février dans le cadre de la journée d’action des fonctionnaires.

 

18 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp 64 66 rue Montpensier, 64 000 Pau Tel : 05 59 80 28 27 - Fax : 05 59 80 67 50 Email : snuipp64
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 64 - Pyrénées-Atlantiques, tous droits réservés.