www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 64 - Pyrénées-Atlantiques

Navigation

Vous êtes actuellement : CAPD  / CAPD 2006 - 2007 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
16 février 2007

CAPD du 16 février 2007 : déclaration unitaire SNUipp-FSU / SE-UNSA

Direction et fonctionnement des écoles : mépris de l’Administration : colère et indignation dans les écoles
Alors qu’à chaque rentrée dans ce département, plusieurs dizaines de postes de direction sont vacants, cette année encore...

Déclaration CAPD du 16 février 2007

SNUipp-FSU SE-UNSA

Direction et fonctionnement des écoles

Mépris de l’Administration

Colère et indignation dans les écoles

- Liste d’aptitude direction d’école

Alors qu’à chaque rentrée dans ce département, plusieurs dizaines de postes de direction sont vacants, cette année encore, plusieurs collègues se voient notifier un refus d’inscription sur la liste d’aptitude direction d’école. Nous tenons à vous rappeler notre ferme opposition aux postes à profil, aux commissions et entretiens et derrière cela à l’existence de cette liste d’aptitude. L’ensemble des collègues volontaires doit pouvoir librement accéder à des postes de direction.

- Projet de décret autorisant la mise en place des EPEP : le ministre seul contre tous !

Le Conseil Supérieur de l’Education du lundi 05 février 2007 vient de porter un avis négatif sur le projet de décret prévoyant une expérimentation des Etablissements Publics d’Enseignements du Premier degré par les collectivités territoriales. Le projet ministériel a été repoussé par 41 voix contre, 1 voix pour, 1 abstention et 4 refus de vote. Seul le représentant du Medef l’a approuvé.

Le SNUipp-FSU, le SE-UNSA et l’ensemble des organisations syndicales et des fédérations de parents qui avaient refusé de siéger lundi 25 janvier ont une nouvelle fois demandé que soit retiré de l’ordre du jour ce projet de texte. Malgré tout, le Ministre de l’Éducation nationale entend, au mépris complet des avis des parties concernées, enseignants, parents d’élèves, élus locaux, maintenir son projet montrant ainsi ce que ce gouvernement entend par « dialogue social ».

Nous demandons solennellement au ministre de l’Education nationale de tenir compte de l’avis exprimé par le Conseil Supérieur de l’Education et de retirer son projet.

En effet, ce projet de décret permet à la fois de faire des économies importantes de postes budgétaires et de renforcer le poids des collectivités territoriales dans le pilotage, la gestion et le financement des établissements du premier degré. Sous couvert de mutualisation des moyens, ce projet cache vraiment mal une volonté de renforcer les logiques de décentralisation. Pourtant toutes les études montrent déjà des inégalités territoriales importantes dans le financement des écoles par les communes (écart de 1 à 10). L’empilement, le manque de lisibilité et la complexité des structures nouvelles risquent d’aboutir à un accroissement de la charge de travail des enseignants, tandis que la composition du conseil d’administration réduit la représentation des parents d’élèves et des enseignants au minimum. Non seulement dangereux pour l’avenir des écoles publiques et de ses personnels, le projet d’EPEP (rejeté encore une fois par l’ensemble des organisations syndicales et des fédérations de parents) n’apporte absolument aucune réponse, notamment en terme de péréquation, aux inégalités territoriales (les territoires pauvres pourront toujours mutualiser tous les moyens... qu’ils n’ont pas !) ni aux revendications sur la direction et le fonctionnement des écoles.

- sanctions pour les directeurs en blocage administratif

Dans ce département, 133 directrices et directeurs sont sanctionnés par un retrait de salaire d’une journée pour « service non fait ». Nous vous rappelons que dans de nombreux départements et académies, l’Administration n’a pas fait le choix de la menace de sanction et de la sanction. Pour nos organisations syndicales, comme pour l’ensemble des collègues du département, cette décision autoritariste est inacceptable et incompréhensible. L’action de blocage administratif ne pénalise pas l’école, les élèves et les enseignants. Il est totalement inacceptable que des collègues se voient retirer une partie de leur salaire pour service non fait alors que le travail est effectif, alors que ces mêmes collègues assurent quotidiennement leurs tâches d’enseignement et de direction. Ces sanctions vécues comme une atteinte à la dignité par les collègues ne sauraient masquer le manque de moyens dont souffre l’école aujourd’hui. Les enseignants du département avec le SNUipp-FSU, le SE-UNSA tiennent à vous manifester leur indignation et vous dire toute leur solidarité avec les collègues sanctionnés. Les problèmes liés à la direction et au fonctionnement des écoles restent entiers. Ils concernent l’ensemble des enseignants des écoles. Nous vous demandons solennellement, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de renoncer aux sanctions prononcées, de renoncer à vous engager dans de nouvelles sanctions.

 

9 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp 64 66 rue Montpensier, 64 000 Pau Tel : 05 59 80 28 27 - Fax : 05 59 80 67 50 Email : snuipp64
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 64 - Pyrénées-Atlantiques, tous droits réservés.