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22 avril 2007

Compte-rendu du stage "enfants et adolescents en difficultés" du SNUipp-FSU 64 du 06 avril 2007

Stage « enfants et adolescents en difficulté » du SNUipp-FSU 64 du 6 avril 2007 à Bayonne

Comment des professionnels réfléchissant collectivement à l’aide aux enfants « en difficulté scolaire » prennent-ils leurs décisions ?

Cette année à Bayonne, le stage a rassemblé 80 collègues de tous les horizons (maternelle, élémentaire, RASED, SEGPA, CLIS-UPI, établissements spécialisés) avec Annick Ventoso, formatrice ASH à l’IUFM de Bordeaux. Sa réflexion sur l’institution et son fonctionnement a permis de différencier ce qui est du registre de l’institué (application de la loi, du règlement) et ce qui concerne l’action instituante, la part des individus et des équipes. Les échanges au sein des conseils de cycle peuvent ainsi être catégorisés :

- les énoncés sous le primat de l’ipséité qui engagent la capacité réflexive du professionnel : dans la difficulté identifiée, il y a la difficulté de l’enfant et celle de l’adulte
- les énoncés sous le primat de la mêmeté qui interrogent l’écart à la norme de l’élève
- les énoncés qui combinent ces deux approches
- les énoncés paradoxaux qui paralysent la réflexion et l’action.

A mettre en regard des deux paragraphes suivants : « Ne peut-on déceler un paradoxe entre la posture évaluative qui consiste à désigner « l’autre »de façon « objective » (même objet que d’autres) et celle qui, bien qu’encore focalisée sur l’aspect cognitif de la personne, l’approche au plus près pour l’accompagner, se mettre à son pas ? Comment décider de ce qui est «  »bon » pour « l’autre » lorsque cette décision repose non pas sur son évaluation en tant qu’objet parmi d’autres mais sur la compréhension de ce qu’il ressent et de ce qu’il est ? » Dans la prise de décision, il peut y avoir une décision instituée (conventionnelle) mais souvent implicitement, il y a une décision trans-conventionnelle qui laisse une part à la prise d’initiative, à la responsabilité de chacun ; le système reste ouvert et accepte le désordre et la nouveauté.

Pour Annick Ventoso, il est important de pouvoir « décider de ne pas décider », de ne pas accepter d’être soumis à des injonctions administratives mais au contraire de créer des espaces d’ouverture et de créativité instituante pour résoudre les problèmes qui se posent au quotidien dans l’accompagnement des élèves en difficulté. L’enjeu est de passer du mythe de l’expertise éducative à la réflexion interpersonnelle et collective.

Deux ateliers ont ensuite permis d’approfondir la réflexion et d’échanger des informations :

SEGPA : Au niveau des adolescents en grande difficulté, la mise en place de la loi sur le handicap mais aussi la loi Fillon sur le socle commun (et les réductions budgétaires dans les collèges !) ont entraîné des modifications importantes des textes officiels, tant au niveau des procédures d’orientation que des horaires disciplinaires. Il est encore tôt pour en faire un bilan exhaustif mais des inquiétudes existent : suppressions de postes (techno notamment, part importante des langues, place des ateliers avec la nouvelle circulaire du ministère du travail sur les machines…) . Rendez-vous est pris pour une réunion unitaire départementale avec l’ensemble des enseignants (PE/PLP/PLP intervenant dans ces structures au début de l’année scolaire prochaine.

Partenariats : les échanges ont eu lieu sur l’intérêt des réunions instituées : pour certains elles sont peu efficaces voire sclérosantes. Pour d’autres, elles sont très intéressantes et ont permis de mettre en place des projets particuliers, comme la liaison GS-CP. Comment organiser les réunions ? En différenciant les personnes qui vont s’occuper de l’organisation, de l’animation , du secrétariat et de régulation de la réunion, la préparation des réunions joue un rôle important. Dans le cas d’un conflit, il faut dissocier l’animation de la régulation. Qui peut faire office de régulateur ? Une personne extérieure, quelqu’un de l’équipe, enseignant, psychologue, enseignant-référent ? Il est parfois nécessaire que la position de tiers soit confiée à une personne externe. On ne peut pas parler de neutralité car personne n’est neutre. Le tiers peut être une personne, un groupe social, un objet comme un projet. Cette place de tiers permet de changer le regard, de se décentrer. C’est aussi un espace où notre incompétence peut se manifester. Pour la régulation, un premier niveau concerne les propres ressources du groupe. L’analyse de pratiques, à un autre niveau, nécessite une personne extérieure à la vie du groupe. L’articulation RASED-classe a fait l’objet de discussions. Il s’agit parfois de manque d’explicitation du travail spécialisé, de rivalité identitaire aussi. Les liens doivent se nouer et faire l’objet d’analyse réflexive pour gagner de la visibilité et de la cohérence. Construire un partenariat, c’est d’abord construire un espace de parole.

 

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