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22 avril 2007

Florimond Guimard : report du procès

dépêche AFP du 20 avril 2007 + communiqué unitaire

Sans-papiers : report d’un procès emblématique pour RESF

AIX-EN-PROVENCE (Bouches-du-Rhône), 20 avr 2007 (AFP) -

Le premier procès d’un militant du Réseau Education Sans Frontières (RESF), poursuivi devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour s’être opposé à l’expulsion d’un parent d’élèves sans papiers, a été renvoyé vendredi au 22 octobre.

Entre mille et deux mille personnes ont manifesté vendredi à Aix-en-Provence pour la relaxe de Florimond Guimard, professeur des écoles, au matin d’un procès que RESF voulait emblématique à deux jours de l’élection présidentielle.

Le procès de Florimond Guimard est "emblématique d’une attitude citoyenne qui fait honneur au métier d’enseignant", a déclaré le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri, présent à Aix.

Dénonçant le report de l’audience, l’un des avocats de M. Guimard, Me Claudie Hubert, a déclaré à l’AFP que "plus de 200 personnes demandent à être poursuivies si les poursuites contre lui ne sont pas abandonnées".

Militant de RESF depuis ses débuts ainsi que du SNUipp-FSU, Florimond Guimard a été mis en examen pour "violence sur agent de la force publique aggravée" après avoir participé le 11 novembre 2006 à l’aéroport de Marignane à une action contre l’expulsion d’un parent d’élèves algérien sans-papiers. Ce dernier a ensuite été libéré sur décision du procureur.

Deux policiers accusent le militant de RESF d’avoir tenté de percuter leur voiture avec la sienne et d’avoir projeté une barrière sur l’un d’eux. Florimond Guimard nie toute violence et dénonce "une forme de criminalisation de la citoyenneté militante". Il risque trois ans de prison et 45.000 euros d’amende. En reportant l’audience, le président du tribunal Amédée Baudouin a invoqué une demande de renvoi de l’avocate des policiers pour permettre à un troisième policier de se constituer partie civile.

Selon la défense, il a également cité les risques de récupération politique de tous bords juste avant l’élection présidentielle. RESF qui réclame la régularisation des parents sans-papiers d’enfants scolarisés, a souvent dénoncé la politique d’immigration du candidat UMP Nicolas Sarkozy.

"Le 22 octobre, la mobilisation sera encore plus grande", a prédit Florimond Guimard, ovationné à la sortie du tribunal par des militants, principalement des enseignants venus en force malgré les vacances scolaires.

"La justice est officiellement indépendante que ce soit deux jours avant ou trois mois après" des élections, a-t-il ajouté. "Quelle que soit l’issue du vote, ceux qui seront au pouvoir demain, doivent prendre conscience que cette résistance n’est pas près de s’éteindre", a-t-il averti durant la manifestation en présence de plusieurs élus de gauche et responsables syndicaux, dont ceux du SNUipp-FSU Gilles Moindrot et de la FSU.

M. Guimard a obtenu de nombreux soutiens. Une pétition en sa faveur, intitulée "la solidarité n’est pas un délit", a été signée par plus de dix mille personnes dont les candidats à la présidentielle Marie-Georges Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR), Dominique Voynet (Verts), José Bové (altermondialiste), le socialiste Jack Lang et des responsables syndicaux, selon un responsable FSU des Bouches-du-Rhône Alain Barlatier.

D’autres procès similaires sont attendus. Un élu communiste, François Auguste, vice-président du conseil régional Rhône-Alpes, est notamment convoqué le 7 mai à Lyon pour "entrave à la circulation d’un aéronef" lors d’une reconduite à la frontière.

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communiqué intersyndical

 

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