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13 octobre 2007

Usurpation d’identité pour interpeller des parents devant un collège : scandaleux !

PARIS, 12 oct 2007 (AFP) - La police a ouvert une enquête administrative sur des enquêteurs de la police judiciaire soupçonnés d’avoir usurpé l’identité d’un conseiller principal d’éducation (CPE) pour convoquer des parents au collège de leur enfant et les interpeller, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

"Une enquête administrative en cours a révélé qu’il s’agissait d’enquêteurs de la PJ qui recherchaient dans le cadre d’une commission rogatoire une femme soupçonnée de trafic d’héroïne", a-t-on appris de source policière.

"L’enquête administrative se poursuit afin de déterminer si des fautes professionnelles ont été commises", a-t-on précisé. Selon Sud-Education, des parents ont été convoqués d’urgence par quelqu’un se présentant comme le CPE du collège Utrillo (XVIIIe arrondissement) et ont constaté, une fois sur place, que "personne parmi l’équipe du collège n’était au courant".

"Lorsque les parents sont ressortis, des policiers les attendaient pour les arrêter et les embarquer au commissariat", a précisé le syndicat dans un communiqué. Selon lui, "un policier a reconnu que c’était lui qui avait usurpé l’identité du CPE".

Dans un courrier adressé vendredi au ministre de l’Education Xavier Darcos, le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, dénonce un procédé "parfaitement immoral et certainement punissable par la loi". Il évoque "un émoi considérable dans la communauté éducative de l’établissement" et estime que ça "pose un réel problème pour l’exerice serein des missions d’éducation". "Après un tel acte, comment imaginer que les personnels susceptibles de rencontrer des familles puissent établir les relations de confiance nécessaires", ajoute-t-il, en regrettant que l’affaire contribue à "jeter le discrédit sur les services publics et les missions de ses personnels". Interrogé par l’AFP, le ministère a déclaré que, "si les faits sont avérés, ce fait divers est déplorable". "Les sanctions nécessaires seront prises par les autorités compétentes, en l’occurence, la préfecture de police", a-t-il ajouté.

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courrier de G. Aschiéri à Darcos

 

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