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12 novembre 2007

Campagne Base Elèves : coupures de presse Sud Ouest des 11 et 12 novembre

Le recensement des élèves dans un fichier national partagé par diverses administrations est contesté

Le fichier « base élèves » fâche parents et syndicats

Sud-Ouest Bayonne

« Parmi les nombreux fichiers dans lequel les citoyens sont recensés, celui baptisé « base élèves premier degré » est en train de gagner en notoriété. Sa mise en place a commencé dans certains départements à titre expérimental. Elle est en train de s’étendre et cela n’est pas du goût de diverses associations, notamment celles du réseau éducation sans frontières (FCPE, FSU, CGT, MRAP, Ligue des droits de l’homme ?)

Kathy Pétrissans, de la FSU, a résumé la situation lors d’une conférence de presse. « Le problème de ce fichier, c’est qu’il comprend des informations sur des familles et des enfants qui sont donnés par le directeur d’école à l’insu des parents. Cela comprend l’absentéisme, les difficultés scolaires par exemple. Ces informations sont centralisées à Orléans et seront accessibles à d’autres administrations : CAF, ministère de l’intérieur ».

Jusqu’ici, 25 % des écoles du département (soit 13 000 écoliers sur 47 000) sont intégrées dans « base élèves » mais certaines municipalités, comme à Pau, ont refusé ce système.

Ailleurs en France, la mobilisation a permis d’obtenir l’élimination des rubriques à caractère ethnique « mais aucune note écrite n’est venue jusqu’ici confirmer l’annonce du ministre Darcos » note Mme Pétrissans. Pour la ligue des droits de l’homme, le risque de stigmatisation des élèves en difficulté est grand : Jean-Pierre Voisin rappelle l’utilisation du fichier des empreintes génétiques : « à l’origine, il s’agissait de ficher les délinquants sexuels, désormais, les prélèvements ont lieu pour toutes sortes de délits. Ici, on nous dit que c’est pour aider à retrouver les enfants disparus ? Il nous semble qu’on pourra l’utiliser pour pister les enfants de sans papiers ? »

Pour expliquer leur point de vue sur ce fichier, une réunion d’information aura lieu le mardi 20 novembre à 20 heures, salle 3 de la bourse du travail à Bayonne.

ÉCOLES. –

La base de données donne des frissons à certains enseignants et parents d’élèves. L’inspection d’académie rassure

Le fichier Base-élèves fait polémique dans le département :

Odile Faure Sud-Ouest Béarn

Depuis deux ans, 136 écoles du département ont adopté la base de données Base-élèves. À la fin de l’année, l’inspection d’académie espère que 221 autres viendront les rejoindre. A terme, d’ici deux ou trois ans, le but est de faire figurer la totalité des 47 000 élèves du département dans la base de données nationale, alimentée par les maires et les directeurs d’écoles. Le logiciel est enrichi à partir des renseignements donnés par les familles.

Problème : certains champs font polémique, comme la nationalité, la langue parlée à la maison, la date d’arrivée en France, mais aussi l’appartenance ou non au réseau d’aide Rased. Yann Moreau, secrétaire départemental du syndicat enseignant SNU-IPP, évoque « une vaste opération de fichage. Nous craignons la stigmatisation des élèves en difficulté ». La Fédération des parents d’élèves FCPE, le SNU-IPP, le SGEN-CFDT, le Collectif anti-délation 64, le Réseau éducation sans frontières, la FSU, la CGT éducation, le Mrap et la Ligue des droits de l’homme font aussi part de leurs craintes. Certains maires refusent de renseigner le fichier. Parmi eux, le maire de Pau, Yves Urieta, qui l’a déclaré publiquement. Tous se demandent au fond « quel est l’intérêt pédagogique des renseignements sur la nationalité, par exemple ? »

Approuvé par la Cnil. Michel Bouteiller, adjoint de l’inspecteur d’académie, affirme que les champs qui font polémique vont disparaître de la base de données, comme s’est engagé le ministre de l’éducation Xavier Darcos face au tollé.

Il rassure également sur la sécurisation des données. « La Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a validé le logiciel. Aucun lien ne peut être fait entre ce fichier et un autre qui pourrait être utilisé dans le cas des sans-papiers », certifie Michel Bouteiller. Il rappelle également que l’adoption du fichier se fait sur la base du volontariat et qu’aucune sanction administrative envers les directeurs récalcitrants ne sera prise. Il rajoute : « Certains fichiers déjà utilisés par des mairies ou des directeurs d’école sont beaucoup moins transparents que Base-élèves ». Ces propos rassurants ne vont pas satisfaire les opposants au logiciel. Ils ont prévu de maintenir la pression et organiseront des réunions d’information en direction des enseignants et des familles. Ils estiment que la balle est désormais dans le camp des parents et des élus.

 

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