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2 février 2008

Triste application du principe gouvernemental du « moins de service public, moins de fonctionnaires » : moins 70 postes dans les écoles, collèges et lycées des Pyrénées-Atlantiques à la rentrée 2008. Inacceptable !

communiqué de presse de la FSU suite à la conférence de presse de l’IA 64

Triste application du principe gouvernemental du « moins de service public, moins de fonctionnaires » : moins 70 postes dans les écoles, collèges et lycées des Pyrénées-Atlantiques à la rentrée 2008. Inacceptable !

L’annonce faite sur le mode spectaculaire par l’inspecteur d’académie de la disparition de 1100 élèves dans le département à la prochaine rentrée tente de servir de pare-feu à la triste réalité de la suppression de 11 200 emplois dans l’éducation nationale à la rentrée prochaine. On commence à en voir concrètement les conséquences locales. Avec les suppressions massives de postes, la diminution inquiétante de postes au concours*, le report des opérations de carte scolaire, les provocations incessantes, le gouvernement poursuit sa politique d’affaiblissement des services publics et de remise en cause profonde du système éducatif.

Notons en particulier la réécriture des programmes du primaire, la publication des résultats école par école, l’ annonce de passage en force par la loi pour la mise en place d’un service minimum d’accueil obligeant les enseignants à se déclarer grévistes 48 heures avant la grève, la remise en cause du principe de laïcité par le président, en particulier par ses propos invraisemblables sur la transmission des valeurs par les instituteurs et les autres enseignants, la suppression du samedi matin synonyme de moins d’école pour tous, l’ attaque de grande ampleur contre l’enseignement professionnel initial, l’affaiblissement programmé de l’enseignement agricole, etc.. La suppression de 11 200 emplois dans l’Education nationale, s’ajoutant aux milliers déjà subis les années passées, connaît aujourd’hui sa traduction pour les écoles, les collèges et lycées des Pyrénées-Atlantiques : Moins 70 postes d’enseignants pour les élèves du département. Des choix budgétaires inacceptables, des conséquences extrêmement lourdes pour le service public et laïc d’éducation.

Dans les écoles, le retrait de 16 postes d’ajoute aux retraits massifs de ces quatre dernières années (près de 26 postes perdus en 4 ans !). Les effectifs par classe augmentent sans cesse. L’accueil des plus jeunes en maternelle régresse de façon inquiétante. La formation continue, fondamentale dans un métier en constante évolution, devient anecdotique faute de remplaçants et de crédits suffisants. Les insuffisances de la prise en charge des enfants en difficulté sont à peine masquées par le redéploiement des moyens. Pour ce qui concerne la scolarisation des élèves handicapés, la mise en place de la nouvelle loi se poursuit sans moyens nouveaux, sans formation, sans temps de concertation, ce qui complique et alourdit considérablement la tâche des collègues concernés. Pour l’aide à l’intégration de ces enfants, le recours à la précarité reste la règle.

Dans les collèges et lycées, la suppression de 54 postes d’enseignants aggravera encore de façon très inquiétante une situation déjà rendue très tendue avec les suppressions de postes des années passées. Dans les établissements, l’inquiétude la plus grande règne, depuis les chefs d’établissements jusqu’aux parents d’élèves et aux élèves. Les équipes éducatives se demandent comment les enseignements pourront être assurés pour tous les élèves et en particulier pour les élèves les plus en difficulté. La volonté réaffirmée par le gouvernement de se débarrasser de milliers d’élèves du département en les dirigeant vers l’apprentissage montre l’abandon par l’éducation nationale de l’ambition républicaine de conduire chaque élève à la réussite scolaire. C’est inacceptable. Cet abandon se traduit concrètement dans l’intention réaffirmée par le ministère de généraliser l’expérimentation du bac professionnel en trois ans qui laisserait de côté une grande partie des élèves en difficulté scolaire qui trouvent actuellement dans l’enseignement professionnel une voie de réussite. Ces élèves appartiennent en général aux couches les plus défavorisées de la population. Enfin, de nombreux postes administratifs sont supprimés, tant à l’inspection académique que dans les établissements qui se demandent comment ils pourront continuer de gérer efficacement, au moment où, de plus, on supprime la plupart des postes de personnels précaires qu’on y avait installés pour pallier le manque de personnels titulaires. Globalement donc, ce sont tous les moyens humains qui devraient permettre d’enseigner correctement les élèves, de résorber l’échec scolaire et de « ne laisser personne au bord du chemin »qui sont durement touchés.

La FSU n’accepte pas et n’acceptera pas cette lente mise à mort du service public d’éducation nationale et cet abandon de l’ambition de conduire chaque enfant à la réussite scolaire.

Après les journées d’action et de grève des Fonctions Publiques et de l’Education Nationale d’octobre, novembre et janvier, la FSU continuera de travailler à la convergence des luttes pour défendre tous les services publics, et en particulier à se battre pour obtenir que le service public de l’éducation nationale puisse assurer la réussite de tous les élèves.

* pour la qualité et la continuité du service public et les débouchés professionnels des milliers d’étudiants qui préparent des concours d’enseignement depuis plusieurs années.

Pau, le 29 janvier 2007, FSU 64

 

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