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Vous êtes actuellement : Dossiers  / Ecole Publique (samedi matin, stage de remise à niveau, propositions Darcos...) : communiqués, déclarations, campagnes d’action et d’information 

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10 février 2008

"suppression" du samedi matin : quelques éléments d’analyse du SNUipp-FSU 64

1) Casser l’outil en réduisant les moyens

Le lecture des propositions ministérielles ne peuvent être regardées (si l’on veut bien être honnête intellectuellement !) sans tenir compte du contexte de réduction massive de postes dans le service public d’éducation et d’attaques graves sur l’école et ses missions Le SNUipp-FSU 64 considère qu’au travers de ce dossier, le ministère poursuit sa stratégie de destruction de l’École Publique (budget, carte scolaire, service minimum, EPEP, base-élèves, 23 propositions X. Darcos... ) et que c’est bien la nature même de l’Ecole Publique qui est menacée.

2) moins d’école, moins de contenus d’apprentissage et de culture

pour les enfants

Ces propositions ministérielles vont être accompagnées d’une nouvelle révision des programmes. Moins d’école pour tous, moins de contenus d’apprentissage et de culture partagée peuvent-ils convenir à une Ecole Publique ambitieuse et émancipatrice ?

Si le SNUipp-FSU a toujours réclamé la déconnection des heures de travail des enseignants de celui des élèves, il ne peut accepter que le temps d’école ne soit pas le même pour tous les élèves !

3) cours de rattrapages contre RASED,

« gavage » pour résoudre les difficultés et les inégalités scolaires

Parce que le SNUipp-FSU s’est toujours attaché à la réduction des difficultés et des inégalités scolaires, il est conscient, en particulier en lien avec les apports des chercheurs, que ce n’est pas l’allongement d’une journée d’école (déjà longue pour les plus en difficulté !), la réduction du temps de vacances par des stages de remise à niveau, le risque fort de stigmatisation et de sentiment d’échec qui en découle, l’amenuisement (voire la disparition)des dispositifs d’aides existants (RASED),… qui pourront résoudre l’échec scolaire. Le risque est grand d’assister partout à des études dirigées masquées.

C’est pendant le temps collectif de classe, à travers des dispositifs concertés (RASED, enseignants), des pratiques améliorées par une formation continue, « plus de maîtres que de classe », que l’aide doit être apportée

4) le miroir aux alouettes

Même s’il peut donner l’illusion d’un allègement de la charge de travail,

il n’en sera rien.

Avalanches de PPRE, d’évaluations, de repérages et signalements divers…relations avec les parents...Pourtant notre temps de concertation ne progresse que très peu dans les propositions ministérielles.

Avec le soutien à mettre en place en équipe -d’autant que « les enseignants d’écoles maternelles peuvent être amenés à intervenir auprès d’élèves du cycle des apprentissages fondamentaux à l’école élémentaire » (puisque en maternelle, c’est bien connu, il n’y a pas d’élèves en difficulté)- c’est au contraire une augmentation du temps de travail en équipe qui se profile !

De plus, « dans le cas où ces actions ne mobiliserait pas tout ce temps pour un enseignant ou tous les maîtres de l’école, les heures disponibles seront consacrées à renforcer le temps de formation hors de la présence des élèves » ! Traduction : heures d’animation péda ou formation continue sur ce temps là pour les écoles où le nombre d’élèves en difficulté est moindre et où les équipes pédagogiques sont en nombre d’enseignants important..ailleurs, en ZEP ou dans le rural , plus particulièrement : quid de la formation !!!! Bref, les enseignants, comme les élèves, ne seront pas soumis à équité du temps de travail, du temps de formation !!! Ou comment désorganiser les écoles, créer encore plus d’inégalités territoriales, sociales….

5) la belle entourloupe !

Bientôt on pourra sans doute lire dans la presse que les enseignants réclament encore des moyens alors qu’on leur a donné du temps pour lutter contre l’échec scolaire !

Ah mais au fait, ces deus heures en plus pour les enfants en difficulté, c’est bien les deux heures qu’ils avaient déjà le samedi et qu’on leur a supprimé ?! Et oui, au mieux c’est un maintien de l’existant !!!

Si ce n’est que dorénavant, il se fera sans les copains, ceux qui sont « bons », ceux qui iront en vacances ou qui pourront profiter des activités culturelles après le temps de classe …

Quelle drôle de vision de la pédagogie différenciée !...mais quel bel exemple d’une école qui stigmatise l’échec…et en fait une sanction individuelle !

Pendant les jours à venir, le SNUipp-FSU 64 alimentera le débat par envoi de mails, lors des réunions syndicales, dossiers sur site….

 

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