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8 septembre 2008

Carte scolaire de rentrée 2008 : déclarations unitaires FSU, UNSA, CFDT, CGT

Les organisations FSU, SGEN-CFDT, UNSA-EDUCATION, CGT-EDUCATION ont décidé de boycotter le CTPM du 4 septembre.

En effet nous dénonçons vivement la méthode employée par le gouvernement qui consiste à présenter la mise en place du droit d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires comme seule réponse à la mobilisation des enseignants, parents, lycéens, étudiants, militants des mouvements pédagogiques et des associations complémentaires de l’école, pour défendre le droit à une éducation de qualité pour tous.

Si nos organisations sont prêtes à discuter dans le cadre d’un véritable dialogue social, nous contestons le principe d’une déclaration individuelle des enseignants grévistes 48 heures avant la date d’une journée de grève.

De plus, le projet de décret introduit un dispositif de « négociation préalable » qui restreint l’exercice du droit de grève des enseignants. Cette mesure est sans rapport avec la mise en place d’un service d’accueil.

Nous rappelons que les enseignants des écoles prennent systématiquement le soin d’avertir les parents d’élèves en cas de mouvement social pour que ceux-ci puissent anticiper les difficultés de garde d’enfants.

En se déchargeant une nouvelle fois sur les collectivités locales, ce dispositif correspond à un dévoiement de la mission première de l’école qui est de fournir un enseignement et non une garderie.

Nos organisations représentent l’écrasante majorité des personnels du ministère de l’ Education Nationale. Nous exigeons dans l’esprit du relevé de conclusions du protocole social fonction publique, un dialogue social construit sur une concertation approfondie avec l’ensemble des organisations représentatives. Ce projet de décret ainsi que la circulaire du 26 août 2008 n’ont fait l’objet d’aucune concertation préalable, c’est pourquoi nous demandons le retrait du projet de décret et un réexamen complet de ces textes.

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Des choix idéologiques et budgétaires qui aboutissent à la très grande mise en danger de l’Education Nationale.

La mise en œuvre du choix politique de « moins d’école, moins d’enseignants, moins d’heures de cours », c’est à cette rentrée, 8 500 enseignants de moins devant les élèves. Ce n’est pas une petite érosion dans l’épaisseur du trait, c’est une énorme régression, le renoncement à un service public d’éducation nationale plus démocratique, au service de la réussite de tous.

Cette régression vient aggraver la saignée des années précédentes. Et comme si tout ça ne suffisait pas, le ministre annonce pour la rentrée 2009 la suppression supplémentaire de 13 500 postes dans la seule éducation nationale. Qui peut continuer à croire qu’on fera mieux réussir les élèves dans des classes plus chargées, avec moins d’heures de cours et moins d’enseignants formés ? Qui peut continuer à croire que les écoles maternelles et élémentaires, les collèges, les lycées, fonctionneront mieux avec moins d’enseignants, moins de personnels d’éducation, moins de personnels administratifs, moins de personnels sociaux, moins de personnels de santé, moins de personnels d’orientation psychologues ? Si la saignée épargne, pour l’instant, les personnels d’entretien et de service, c’est parce qu’ils sont en voie de disparition au ministère et qu’ils ont été transférés aux collectivités territoriales.

Par ces choix justifiés par des propos démagogiques et populistes, le gouvernement institutionnalise la mise en place d’une Ecole qui renonce à ses missions de service public et qui abandonne de fait une partie des élèves au bord du chemin.

Dans les écoles, sur un fond de nouveaux programmes rétrogrades, la suppression de deux heures de cours en primaire et les stages de remise à niveau reviennent à nier la dimension sociale du problème de l’échec scolaire. Cela se traduit par le renvoi du traitement de la difficulté scolaire hors du temps scolaire et donc par l’alourdissement de la journée pour les élèves les plus en difficulté. De graves menaces continuent de peser sur les RASED dont le rôle reste à déterminer. Dans ce cadre, la mise en place du service minimum d’accueil, plus joliment appelé droit d’accueil, constitue une véritable provocation. Ce droit d’accueil s’appliquera-t-il dans tous les cas d’absence des enseignants ? Nous assistons à une attaque globale contre notre système éducatif et notre système social : suppression de la carte scolaire, mise en concurrence des établissements et des familles, remise en cause des formations professionnelles publiques, de la formation initiale des agents, dynamitage de la carte des ZEP, etc. Cette attaque globale est inacceptable pour les salariés de l’éducation nationale comme pour ses usagers.

Les manœuvres rectorales et le flou entretenu dans l’administration à l’occasion du grand jeu de chaises musicales au rectorat ne cacheront plus longtemps aux yeux de la presse et du public ce que nous constatons chaque jour avec consternation et volonté de le refuser, dans nos collèges et nos lycées : la rentrée est mauvaise. Ça ne va pas du tout. L’année passée, les parents, les lycéens, les personnels de l’éducation nationale ont montré leur très fort attachement à une école à la réussite de tous. Ils le montreront à nouveau cette année avec plus de détermination. Leurs collègues et leurs amis du secteur privé commencent eux aussi commencent à prendre la mesure du danger couru par le système éducatif.

Toutes nos organisations continueront d’exiger d’autres choix pour l’Ecole et feront en sorte que ces choix puissent se réaliser.

CGT, FSU, SGEN, UNSA, 8 septembre 2008

 

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