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14 septembre 2008

CTPD du 8 septembre : compte-rendu des débats par la FSU (carte scolaire, 60 heures, EVS & AVS, intervenants musique)

Démographie scolaire

- Pour le premier degré il est encore difficile de donner des chiffres mais une fourchette de – 50 +100 devrait se confirmer… A l’heure de la révolution informatique, de Base Elèves, nous avons fait savoir pour le moins notre étonnement de ne pas disposer de données chiffrées. Après la saignée en carte scolaire en avril, de nombreuses familles n’ont pu scolariser leurs enfants de 2 et trois ans (mais ce n’est pas la vocation de l’éducation nationale dixit l’IA). Douze postes en moins pour à minima une situation de stabilité démographique, qui s’en réjouira ? Pas les parents et les écoles dont les effectifs dépassent allégrement les 25 par classe !

- Pour le second degré, il est possible d’avoir une comparaison des chiffres actuels avec les prévisions de janvier :
- Collèges : prévisions de 18890 Inscrits : 19251, soit environ 300 élèves de plus que les prévisions
- Lycées : environ 100 élèves de moins que les prévisions pour les lycées généraux et 30 en moins pour les lycées professionnels. Des chiffres qui restent à prendre avec prudence puisque d’autres évolutions sont possibles.

  Opération de fermetures ouvertures

Dans un but d’anticiper les opérations de réajustement certaines modifications avaient déjà été mises en place à la rentrée. Ainsi certaines écoles avaient pu bénéficier d’un maître supplémentaire, étant assurées de l’ouverture, d’autres avaient déjà dû fonctionner avec une classe de moins. L’inspecteur d’académie précise son choix de faire de réels ajustements, il n’opèrera pas certaines fermetures à cette rentrée, là où il estime pourtant avoir pu en faire… Cela réduira de fait les possibilités d’ouverture. Les écoles examinées seront donc celles où des modifications d’effectifs ont eu lieu. Pour cette rentrée, l’administration disposait de 6 postes en réserve auxquels s’ajoutent 8 poste G et 1 poste psy laissés vacants. La FSU regrette de ne pas disposer des effectifs de l’ensemble des écoles, par mesure d’équité. L’inspecteur d’académie explique une infaisabilité technique et trouve déjà fort heureux que les syndicats aient pu disposer de documents préparatoires.

La FSU tient à souligner que pour la première fois dans ce département beaucoup de jeunes enfants se sont vus refusés l’accès à l’école publique pour cause de sureffectifs en maternelle. Certains enfants n’entreront à l’école qu’à 3 ans et demi, c’est un grave recul pour le service public d’éducation. En plus d’un renforcement du « moins d’école pour tous » (avec le recul de l’entrée à l’école, les deux heures en moins par semaine et la sortie prématurée autorisée pour d’autres), ce recul tristement historique pose de lourds problèmes financiers aux parents qui ne perçoivent plus d’aide aux trois ans de l’enfant. D’une manière générale les seuils d’ouverture s’affolent, il ya à peine deux ans on pouvait espérer une ouverture à 25,5 de moyenne. Aujourd’hui à plus de 26, 27, on n’ouvre pas ! Et c’est pire en maternelle où des écoles à 29,9 de moyenne restent sans classe supplémentaire ! La FSU dénonce également l’idée que les plus jeunes élèves auraient besoin d’un taux d’encadrement moins décent que les enfants de l’élémentaire.   Le SNuipp-FSU a porté lors du CTPD plus d’une douzaine de demandes supplémentaires d’ouverture qui n’avaient pas été proposées par l‘administration. Elle a également insisté pour que des propositions d’implantations de postes d’IMF soient prévues dès ce CTPD. Si la FSU peut se dire soulagée pour des écoles qui auraient implosé sans ouverture, elle s’inquiète pour de nombreuses écoles où la situation reste extrêmement tendue faute d’ouverture. La promesse d’un examen des situations pour la rentrée 2009 ne rendra pas l’année plus facile pour les élèves ni les collègues. Le SNUipp-FSU appellent les écoles concernées à demander la présence d’un enseignant restant en surnombre à l’issu de la CAPD du 11/09 pour faire face, même provisoirement, à des sureffectifs, en proposant des groupes de travail.

EVS/AVS

- Actuellement, le département bénéficie de 314 emplois d’EVS, dont 194 destinés plus particulièrement à l’aide administrative. Suite aux retours MDPH, une première demande d’un contingent supplémentaire a été faite de 22 emplois, demande qui devrait être acceptée. Depuis, face aux besoins, une nouvelle demande de 50 EVS supplémentaires est partie. Au regard de l’augmentation des quotités et des demandes d’aide, elle est fortement espérée. Sur le contingent global des 72, si il est accepté, les 18 demandes récentes pour l’aide administrative pourraient également être satisfaites, bien que les missions d’accompagnement handicap seront prioritaires. A noter plusieurs démissions en juin, qui équivalent à 6 emplois.

- De même les 27 emplois AVS co en place sur le département ne seront pas suffisants pour répondre aux besoins, 50 emplois supplémentaires sont attendus.

La FSU, si elle se félicite de l’effort des collègues pour l’intégration des enfants en situation de handicap, continue à dénoncer l’utilisation de personnels précaires, non formés pour assurer de véritables missions d’éducation.

Aides personnalisées

D’après les premiers retours, les horaires choisis sont très divers ( 4X1/2 h le soir, 3X40 min le soir, 2h le mercredi matin, lors de la pause méridienne, 4X30 min le matin, des formules mixtes sur les mêmes structures…) L’administration promet de ne pas être prescriptive, de toute façon une normalisation ne serait pas raisonnable, il est préférable que l’organisation soit au plus près de la situation locale. En revanche, l’IA recommande fortement de proscrire la situation d’un enseignant seul avec un enfant et insiste sur une mise en place impérative et ce dès le 1er octobre ! La FSU rapporte l’agacement des collègues à la répétition ces dernières années de mises en place dans l’urgence de dispositifs imposés. Contrairement aux propos fanfaron ministériels, l’ensemble de la communauté éducative n’est pas prête ! De plus, la FSU pose la question du choix de la répartition : 54heures avec enfants et 6heures de préparation…ces répartitions horaires sont bien différentes dans les autres départements. L’IA avoue que s’il ne sera sans doute pas possible d’aller vers 30+30, il ne prendra pas ombrage d’un 52+8…

La FSU continue de dénoncer un protocole qu’elle n’a pas signé et qui, suite à un tour de prestidigitation, fait croire que les enfants en difficulté auront plus de temps. Il réfute un dispositif qui entérine une école à plusieurs vitesses, stigmatise les plus faibles et renvoie la difficulté scolaire hors du temps collectifs du service public d’éducation. Le SNuipp-FSU 64 invite les collègues à ne pas différencier le temps scolaire des élèves sur l’ensemble de l’année scolaire.

Intervenants musique

Depuis 40 ans pas de convention dans certaines écoles et mairies. Courrier solennel aux mairies pour une mise en conformité.

Pédagogiquement : l’IA réafirme fermement son hostilité à un intervenant toute l’année dans une classe sur l’ensemble de l’horaire musique prévu. « L’intervenant ne peut continuer à être un substitut aux maîtres comme c’est le cas sur certaines écoles. Cela ne peut s’entendre ». L’IEN fera l’analyse des projets.. Sur certaines périodes données, au regard des projets certaines demandes dépassant le quota de 12 pourront être validées… Le principe d’une alternance une semaine intervenant/une semaine enseignant peut également permettre d’étendre le temps de l’intervention.

Une lettre cadre part aux écoles cette semaine, signée de l’IA. Nous tenir au courant des difficultés

Pour la FSU, Mathilde Blanchard, Katy Pétrissans, Isabelle Sargeni, JJ Le Masson, Yann Moreau  

 

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